Résultats du concours « SEXPRIMEZ-VOUS ! »

nu érotique nature

Vous êtes nombreux à avoir exprimé vos talents érotiques et je vous en suis très reconnaissance. Comme à chaque concours, je me suis réjouie de lire entre vos lignes et de reluquer vos courbes.

La sortie printanière de mon dernier recueil « Sexe Primé », dédié aux pulsions les plus perverses, était l’occasion rêvée que dis-je, fantasmée, de vous proposer ce jeu-concours autour du thème de la nature et donc de nos bas-instincts !

Vos plumes et vos objectifs ont mis en mots et en photos la nature de vos désirs bestiales. Certains n’ont pas hésité à jouer la carte de la provocation, d’autres de l’humour ou du romantisme au fil d’un érotisme léché. Chacun avait le champ libre tant que les propositions entraient dans l’esprit du concours à l’effigie des désirs originels.

Je tiens à remercier Idée du Désir pour les belles dotations offertes : 2 sabots de vénus et 2 premier désir, celles de Tabou Editions : 1 livre « Sexe Primé » version papier et 1 livre « Sexe Primé » version numérique et enfin, celles d’Omega : 2 photos dédicacées par lui et moi. Enfin je remercie mon partenaire chouchou Le Bisou, toujours présent pour relayer mes concours auprès de ses internautes très joueurs.

Il est temps d’annoncer les noms des gagnants au langage fleuri et à l’œil coquin :

Les Récits sur une pulsion bestiale commençant par « En mai, je fais ce qu’il me plaît » (500/1500 mots) :

1er prix : 1 sabot de vénus + 1 livre Sexe Primé (papier)

« Une cocasse journée de mai » par Soaog ou l’histoire d’une proie qui piste un séduisant prédateur…

En mai, je fais ce qu’il me plaît et ce malgré les contraintes quotidiennes, les obligations professionnelles et les emmerdes prévisionnelles. Généralement, cette simple perspective me met de bonne humeur et me suffit pour affronter de longues et pénibles journées dans un bureau morne, froid et déprimant. Durant les saisons tristes et froides, j’enfile volontiers un pullover avec un col roulé, de couleur sombre pour rehausser mon teint d’albâtre et mettre en valeur ma petite poitrine ronde et ferme. Mais pour peu qu’il y ait du soleil et que la température grimpe, je perds des couches de textile et pas que celles du dessus !

Le soleil a un certain pouvoir sur moi, celui de booster ma libido et cela m’a déjà valu quelques cocasses plaisirs aussi intenses qu’inattendus. Ainsi par une belle journée de mai, je me promenai au gré de mes fantasques idées lorsque je croisai un homme par qui je fus aussitôt magnétisée. Il était grand, avait une carrure d’athlète et des yeux verts desquels je n’arrivais pas à me décrocher.

Aussitôt que je l’eus croisé, mon esprit fut envouté, je fis volteface et commençais à le suivre. C’était totalement irréfléchi, voire inconscient de ma part et s’il s’était rendu compte de ma filature et m’avait demandé des comptes, j’aurais été vraiment très embarrassée. Je l’ai suivi plusieurs heures durant, dans diverses boutiques dans lesquelles il s’est rendu, patientant devant ou à proximité en faisant semblant de m’intéresser à une vitrine ; en m’installant au fond du bar dans lequel il venait de commander un café ou en attrapant in extremis le bus dans lequel il montait.

Pendant tout ce temps, je l’ai observé, imaginé, fantasmé comme je le faisais adolescente lorsque je convoitais un garçon sans oser l’aborder. J’avais le cœur qui s’emballait frénétiquement chaque fois qu’il se tournait vers moi, autant à cause de l’émotion que de la crainte d’être démasquée. Il aurait fallu que je le laisse, que je fasse demi-tour et que je retourne à ma vie, il aurait fallu que je l’oublie immédiatement, que je m’éloigne et que je réoriente mes pensées.

Il aurait fallu… mais c’était plus fort que moi et je ne pouvais pas m’y résoudre. Je savais pourtant que je ne pourrai pas passer éternellement inaperçue et que si je continuais ce petit jeu, je me ferai attraper, à mes risques et périls… Mais il fallait que je continue à le suivre : rue du verger, rue d’Asfeld, rue Saint-Gengoulf où il tourna soudainement à droite, je crus le perdre … Lorsque j’atteignis à mon tour le coin de la rue, il avait disparu ! La panique m’envahit, je me précipitai et me figurai qu’il avait dû entrer dans une boutique, une maison ou un immeuble mais tout en avançant, je sentis la déception grandir en moi, cette petite pointe qui s’enfonce lentement mais irrémédiablement dans le cœur quand l’objet de notre attention ou de notre désir nous échappe.

J’étais déjà en train d’essayer de me raisonner quand tout à coup je me sentis saisie par la taille et violemment attirée sous le porche devant lequel j’étais en train de passer. Une bouche vint directement se plaquer sur mes lèvres et une langue vigoureuse tentait de forcer leur passage pour accéder à l’isthme de ma bouche. Cela venait de se passer, en une fraction de seconde et je n’avais aucun moyen de voir qui était mon agresseur, coincée comme je l’étais entre le mur et lui. Bizarrement je ne ressentais aucune panique, aucune terreur, au contraire, j’étais excitée comme jamais.

A la réflexion, je pense que cela était dû à tous les scénarios que j’avais échafaudés tout l’après-midi et aussi à l’odeur de cet homme. Je ne parle pas de parfum ou d’une quelconque fragrance, non, je vous parle de cette odeur qui est propre à chacun, qui attire ou repousse les autres selon les affinités. L’odeur de l’homme qui était en train de me contraindre contre ce mur était pour moi particulièrement envoutante, enivrante, elle me faisait perdre la tête et m’aurait rendue capable des plus scandaleuses folies. Mais c’est là le fruit de réflexions à postériori parce que sur le moment je ne me rendis compte de rien. Tout juste avais-je conscience que pendant qu’il forçait mes lèvres, cet inconnu avait déjà réussi à ouvrir mon chemisier, passer outre ma lingerie en dentelle noire et plaqué une de ses mains sur un de mes seins alors que l’autre agrippait fermement ma fesse opposée après s’être subtilement glissée sous ma jupe.

Aussi confuse que je pouvais être, ses intentions ne m’échappaient pas et je me rendis alors compte que je n’avais que deux alternatives : me débattre et crier ou céder à l’envoutement et m’offrir. Je ne me posais pas la question très longtemps, en effet il glissa sa main de ma fesse à mon entre jambe et comme en mai je fais ce qui me plaît, forcément, je ne portais pas de culotte ce jour-là ! Ce qui fait que le doigt qui s’insinua entre mes lèvres prit très vite la température, ou plutôt l’humidité, et que nous comprimes simultanément que je ne me débattrai pas et que je ne crierai pas, sauf peut-être de plaisir …

Ceci étant établi, il n’eut aucune hésitation, glissa une de ses jambes entre les miennes et s’en servit pour m’ouvrir largement après quoi il continua à me plaquer contre le mur avec la main qui pétrissait mon sein et porta son visage jusqu’à ma chatte qui perlait déjà d’un désir fou ! Il plongea son visage dans mon intimité et m’assena un grand coup de langue de mon cul jusqu’à mon clito. Ca me fit l’effet d’une décharge électrique qui parcourut tout mon corps, se répandit à la fois jusque dans mes orteils et jusqu’à mon cuir chevelu. Puis il s’appliqua à titiller mon clito du bout de la langue, à le faire gonfler de plaisir jusqu’à ce que je sois au bord de l’orgasme – ça ne lui prit guère de temps – et à me faire jouir comme ça, sans aucune pénétration, pas même un tout petit doigt … C’était à la fois extatique et très frustrant !

Mon excitation atteignait des sommets rarement égalés. J’avais envie qu’il me prenne là, maintenant, sans plus de préliminaires et en même temps je ne souhaitais rien de plus que de prolonger encore cette étreinte inopinée, attiser encore sa passion et la mienne. Savoir s’il était ou non l’homme que j’avais suivi tout l’après-midi m’importait guère dorénavant et je ne désirai plus qu’une chose : sa queue, en moi, maintenant ! Au comble du désespoir, je ne savais plus quoi faire pour atteindre mon objectif. Jusqu’alors, à part mes râles de plaisir, nous n’avions pas échangé un seul mot et je ne voulais rompre ce charme si mystérieux qui ajoutait encore à notre ivresse charnelle.

Je réussis à me dégager un peu de son étreinte, je pense qu’il était alors évident que je n’allais pas me dérober, et à me retourner pour lui offrir la vue de mon cul et ainsi le pousser à me prendre sans plus attendre. Répondant à toutes mes attentes, il ouvrit son pantalon et avant que j’aie pu m’en rendre compte força mes fronces sans aucun ménagement. Mais aussi violente qu’ait pu être son entrée en matière il prenait maintenant le parti de me supplicier à nouveau. Il faisait de longs et lents va et vient dans mon cul tout en masturbant mon clito avec sa main droite tandis que la gauche me tenait par les hanches.

Je tentais désespérément d’accélérer la cadence de ses coups de piston mais il s’agrippait fermement et je ne pouvais rien faire de plus que subir ses assauts au rythme qu’il avait décidé. Comme s’il était soudainement pris de pitié, il se mit à me pilonner aussi loin qu’il le put et je sentis mes entrailles gainer son sexe qui devenait de plus en plus gros et de plus en plus dur à chaque nouvelle intrusion, sa main droite s’agitait fébrilement sur mon formidable bouton rose et je sentais mon ventre commencer à se gainer aussi sous l’effet du plaisir. J’allais jouir encore mais quelque chose me disait que je ne serai pas la seule cette fois… Et lorsque je n’y tiens plus et me laissai aller à la violente ivresse de cet orgasme, il en fit autant et jouit tout au fond de mon être dans un râle qui était le premier son que j’entendais émaner de sa gorge.

Il se retira alors de mon cul, remonta son pantalon pendant que je me réajustais et avant même que j’ai eu le temps de me retourner, il avait disparu au coin de la rue. Je ne saurai même pas dire si c’est bien lui que j’avais suivi tout cet après-midi…

2ème prix : 1 premier désir + 1 photo dédicacée

« Seule ou ensemble ? » de Sandrine ou l’histoire d’une pulsion à assouvir

« En mai, fais ce qu’il te plaît »

On me l’a très souvent répété, scandé, chanté. Mais est-ce réellement le mois de la liberté ?

Dans mon quotidien où ma solitude est peau de chagrin je ne vois nulle différence avec Avril ou Juin.

Ce soir néanmoins, les étoiles brillent peut-être plus fort, multitude de petites ampoules qui éclairent la noirceur de la nuit.

Alors je saisis ma plume, mon amie, la matérialisation de ma conscience. Mon corps étant dépossédé de toute forme de tendresse, c’est avec elle, que je caresse. J’effleure les carnets, j’embrasse le papier, je me masturbe le cerveau sur un bloc-notes. J’écris comme pour me parler, pas un monologue, non, un dialogue, un vrai échange avec mon Moi.

Je laisse ma main divaguer quelques instants, histoire de me chauffer le poignet. Et puisque je peux faire ce qu’il me plaît, je vais me faire l’amour. C’est décidé, je vais écrire la passion d’un instant, je vais décrire le désir d’un moment, je vais me parler des sentiments et je vais me faire vibrer.

La musique est douce, c’est celle du silence, assourdissant, rompu par l’encre qui s’imprime sur le feuillet comme le crépitement d’un vieux vinyle. Les mots sont habillés de soie, je voudrais lâcher prise. C’est comme ça qu’on jouit, en devenant un amas de sensations. Mais rien à faire, je me sens ridicule à vouloir mettre en forme un acte charnel. Lâcher prise, fermer les yeux, se déconnecter, ne plus réfléchir, et laisser le corps parler.

Pour cela il faut se déposséder de tout, car c’est dans la nudité que l’on peut se découvrir. Je retire ma robe, mon soutien-gorge, laisse glisser ma culotte jusqu’à mes chevilles. Je garde mes bas, je ne sais pas pourquoi, je me trouve jolie comme ça. La chaire de mon cul prend contact avec le cuir de mon fauteuil, mes paupières se ferment et j’entame un voyage. Je le rejoins dans mon esprit, LUI, celui qui me hante, mon amoureux du bout du monde. Je me concentre, ses gestes sont des souvenirs, mais je veux les ressentir. Ça y est, ses mains frôlent ma peau et un frisson suit le tracé de ses doigts comme un courant électrique. J’aime ses mains, elles m’offrent tout, et je leur aie tout donné de moi. Son regard, là je n’ai pas besoin de trop en demander à ma mémoire, il est gravé. Pénétrant, profond, des yeux qui me parlent, qui me disent tout ce qui peut faire chaud au cœur. Ses yeux ils me disent « je t’aime », ils me parlent de désir, de pulsions, ils expriment l’envie, la tendresse, le respect. Dans ses yeux, je suis une princesse, intouchable.

Son souffle, chaud, dans mon cou, sa respiration qui s’accélère quand il me touche, ses gémissements qu’il ne contrôle pas quand il vient entre mes cuisses.

Des souvenirs pleins la tête, mon cœur qui s’affole, mon intimité qui s’entrouvre, et le cuir du fauteuil humide. Je n’ose pas ouvrir les yeux, non, ça serait prendre conscience de son éloignement et de son absence. Reste encore un peu mon amour, continue à me caresser. Ses mains ou les miennes peu importe, mon entre jambe est martelé par des mouvements profonds, amples, délicieux. Mes seins sont pétris avec délicatesse, mes tétons durcis sont doucement pincés. Mes cuisses sont tremblantes, je me pince les lèvres, retenant une expression de plaisir guttural que je ne pourrais contenir très longtemps. Je sens ses hanches que je prends plaisir à entourer de mes jambes, ses mains qui agrippent maintenant mes poignets, nous ne faisons plus qu’un, ne distinguant plus le fantasme de la réalité. Et ce plaisir, qui continue à monter, me faisant briller plus que les étoiles du mois de Mai, rivalisant avec la lune elle-même.

L’explosion est imminente, elle se fait pressante au creux de mes entrailles, me laissant sur une corde aussi tendue que son membre, entre deux eaux. Puis je bascule, feu d’artifice de sensations en tout genre, nuée de papillons qui s’envole, tsunami de cyprine chaude, comme si mon vagin venait de déverser ses larmes de joie.

Mes yeux restent clos, encore un peu, pour ne pas te quitter trop vite, pour ne pas que tu m’abandonnes trop rapidement, pour ne pas me confronter trop tôt à ma solitude.

Puis, me faisant violence, je laisse mes pupilles retrouver la lumière, ma main encore tremblante rejoint la plume abandonnée sur le bureau. J’ai beau essayer mais le sexe, quand il chevauche son destrier de sentiments, il ne se décrit pas, il se vit.

Alors puisqu’en ce mois de mai, je peux faire ce qu’il me plaît, je lâche la plume et l’encrier et je m’en vais. Je viens, je veux te rejoindre, je ne veux plus imaginer, je veux te vivre, je veux me forger de nouveaux souvenirs. C’est décidé, je prends ce train qui m’amènera vers ton soleil. J’enfile ma robe, je regarde mes sous-vêtements négligemment posés sur le sol. Inutiles ! C’est dans la nudité que tu aimes me découvrir. Et en Mars, en Mai ou en Octobre, de toutes façons, j’ai bien envie de faire ce qu’il me plaît.

Les photos érotiques et/ou de nu artistique dans la nature :

1er prix : 1 sabot de vénus + 1 livre Sexe Primé (numérique)

Fellatia

2ème prix : 1 premier désir + 1 photo dédicacée

gUiM

Et pour finir en beauté, voici un florilège des meilleures photographies reçues :

 

Un grand merci à tous pour votre malice et votre esprit joueur. Je salue votre sens du défi, votre originalité, votre sensualité et votre enthousiasme ! Afin de ne manquer aucun jeu-concours, n’hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter.

2 commentaires sur “Résultats du concours « SEXPRIMEZ-VOUS ! »

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