Avis d’Axel Carela sur « Sexe Cité »

mano solo sexe cité stella tanagra
Qui es-tu Axel ? Enfin, qui es-tu vraiment ? Nous sommes ici pour faire tomber les interdits n’est-ce pas ?

Eh bien je me définirais comme un rôdeur, assez bienveillant avec mes congénères… Je suis à l’affût et j’aime observer les gens. Rien de plus agréable pour moi que de prendre un café en terrasse et de regarder les faits et gestes des gens à mes côtés ou des passants… Je peux facilement partir dans une projection de leur vie complètement imaginaire faisant suite à ce que j’ai pu observer.

« Sexe Cité », ce n’est pas le genre de livre sur lequel on tombe par hasard, es-tu un coutumier de la littérature érotique ?

Je suis tombé dessus par hasard comme quoi quand on ne fait pas les choses comme tout le monde, ça vaut pour tout…

Ma rencontre avec Stella Tanagra était un pur hasard et au fil des discutions, elle a pensé que « Sexe Cité » me plairait…. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça a été le cas.

Les seules lectures sexe que j’ai eu étaient « tabou », « union »… Tous ces livres et magasines m’excitaient énormément. J’aimais à imaginer que tous les récits puissent être authentiques… J’ai toujours aimé le côté cru, voyeur, réel, d’ailleurs le simple fait d’aller l’acheter tous les mois en kiosque m’excitait. Je devais avoir 16 ou 17 ans… La littérature érotique traditionnelle m’ennuie.

Si tu devais résumer « Sexe Cité » en quelques lignes, qu’en retiendrais-tu ?Sexe cité recueil de nouvelles érotiques Stella Tanagra

« Sexe cité » m’a plu et ce que je dirais c’est qu’il s’en dégage quelque chose de vrai… de vécu… Fantasmes et réalité sont liés étroitement dans l’ouvrage « Sexe Cité ».

J’aime la dureté des rapports comme ils sont écris parce que je pense que c’est souvent le cas dans la réalité et aussi les attirances vers ce qui naturellement nous repousse dont parle l’auteure… Le mot CONTRASTE prend tout son sens ! Aux gens plein de certitudes, je préfère le paradoxe car nous sommes constamment dans le paradoxe et/ou l’ambivalence. J’ai pu lire une auteure ayant eu des expériences et les ayant couchées sur papiers avec le plus d’honnêteté possible…

Stella Tanagra nous fait ressentir la honte, la haine, le dégoût mais aussi l’envie et l’amour.

Y-a-t-il une nouvelle de « Sexe Cité » qui t’a plus marquée qu’une autre ? et pourquoi ?

Le récit qui m’as marqué le plus est à mon grand étonnement le plus doux sans doute : « Hymne à ceux qui butinent libres ». Il s’en dégage de la complicité, de la bienveillance, de la douceur. Ce qu’il m’a procuré m’a vraiment étonné parce que je suis attiré par des choses plus primaires plus bestiales, plus hard… mais en y réfléchissant bien finalement ce récit représente tout ce qu’il me manque ; pas étonnant donc que j’ai pu agréablement y penser ensuite en m’endormant.

sexe cité stella tanagraLes récits t’ont-ils inspiré : désirs, fantasmes, pulsions, rêveries érotiques ?

J’ai une activité cérébrale sexuelle intense, heureusement que je contrôle ça parfaitement, donc la lecture de ce livre n’a fait qu’alimenter un peu plus cette activité. Comme un très bon film, j’aime y penser ensuite ou en parler quand je ne suis pas seul… « Sexe Cité », je l’ai conseillé à 2 amies pour avoir justement ce plaisir de « débriefing » autour. Régulièrement dans la journée ou dans la nuit j’y pense, je m’interroge.

« Sexe Cité » nous renvoie à nous-même, c’est à mon sens là que Stella Tanagra a joué un coup de maître.

Axel, toi et le sexe en quelques lignes, ça donnerait quoi ?

Comme je te l’ai dit, je suis un hyperactif physique et cérébral. J’ai une pratique du sexe intense ce qui ne veut pas dire fréquente. J’ai absolument besoin d’intensité encore une fois physique mais surtout cérébrale. La médiocrité m’ennuie. N’étant pas un queutard, j’ai dompté ma frustration. Je préfère la qualité à la quantité.


Aujourd’hui je retiens 2 femmes avec qui l’échange a été intense, violent, partagé, avec qui la complicité était à chaque instant proche ou à distance. Je pense être sexuellement complexe et ambigu ; très contrasté en somme. Je me demande même si, pourtant ayant le rôle du mâle que j’assume, ma sexualité ne s’approche pas plus de la sexualité d’une femme.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *