Avis de Vincent sur « Sexe Primé »

littérature érotique

Plutôt qu’une interview classique, je vous propose de découvrir l’avis de Vincent, littéraire et libertin, concernant « Sexe Primé », au travers d’un échange entre lui et moi. Voici une manière inédite d’entrer dans mon intimité au fil d’une discussion et de confessions à livre ouvert avec Vincent :

 

« Bon ben voilà, j’ai fait le grand saut ! Hier soir, tard et une bonne partie de la nuit, j’ai tout dévoré – dégusté, devrais-je dire – d’une seule traite !

Je vous avoue être passé par bien des états psycho – sensoriels, multiples et variés… Mille fois bravo, je ne suis pas sorti tout à fait indemne de ce premier voyage.

 

Bonjour Vincent. Ravie d’apprendre que vous vous êtes accroché à mes lignes tout au long de la soirée. J’aimerais en parler avec vous et si ça vous tente, vous poser quelques questions afin de réaliser un article.

 

Chère Stella, je suis à votre disposition, par la voie que vous souhaiterez, pour vous faire ça aux petits oignons et répondre aussi à vos questions…

 

Je peux vous poser quelques questions ou alors vous laissez développer votre avis.

 

Donc je me lance…

Je suis venu vers vous et votre livre au gré de la bande passante Facebookienne.

Par la grâce de deux axes, une voie culturelle d’abord parce que c’est mon parcours et ma vie, puis une voie plus discrète qui est celle de l’esprit libertin…

 

Belle contextualisation !

 

Une sorte de concours de circonstances en fait, et je me suis un peu laissé guider ainsi, prendre la main.

Étant en même temps très intrigué, attiré (quasi fasciné aussi) par ce que je découvrais de vous sur votre site, que j’ai vite pris goût à explorer de long en large et en travers je dois bien le confesser…

Bref votre bouquin, j’y arrive.

 

Quel préliminaire ; je suis tout ouïe.

 

Je suis loin d’être un expert en littérature érotique et je savais fichtre pas où je mettais les pieds, mais vous le savez j’étais mu par ce désir irrésistible de l’avoir entre les mains et sous les yeux.

Oui pardonnez-moi je fais durer le suspense, je joue un peu avec vos nerfs, c’est mon petit côté pervers.

 

J’aime beaucoup ! Le décor est très important dans une histoire…

 

Ce que j’ai aimé dans le parcours d’ensemble de « Sexe Primé », c’est le rapport au fantastique et à l’onirisme mêlé à des univers en même temps très voluptueux ! Euh… Carrément bandants si vous me passez l’expression.

Donc dans une dimension périphérique et transversale c’est vraiment ce mélange des genres qui m’a beaucoup plus

 

Alors si je comprends bien, vous étiez vierge de toute lecture érotique ?

 

J’avais lu quelques classiques il y a longtemps : Sade, Pierre Louys, Apollinaire et quelques autres. Mais je peux piètrement avouer rien chez les auteur(e)s d’aujourd’hui tel(le)s que vous.

J’ai eu l’impression de passer ainsi ou de naviguer de l’univers de Sade (à certains moments) avec ceux de nouvelles de Poe ou de Maupassant. Et avant tout c’est vraiment ça qui m’a emporté…

Je me suis senti au fil de la lecture, ballotté, désarçonné parce que passant fréquemment du chaud, souvent TRES chaud (je me suis souvent, caressé, c’était plus fort que moi !) à des sortes de descente aux enfers brutaux autant que terrifiants…

Je dois dire que j’ai vécu de drôles de phénomènes physiologiques dans le rapport tumescence / détumescence… Soumis à des modifications brutales… Voyez-vous ce que je veux dire ? 

 

Tout à fait. Est-ce l’effet de chutes ou de revirements inattendus ?

 

Les deux ma colonelle !

Cela dit, le lendemain, et puisque vous m’avez autorisé à être très transparent avec vous, j’ai coquinement relu en me concentrant sur les passages les plus erotisants repérés la veille et là ce fut très très bon !

Disons pudiquement que je n’ai pas boudé mon plaisir… 

 

Ravie d’apprendre que l’effet érogène de « Sexe Primé » est au rendez-vous sachant qu’à travers ce recueil, j’ai mis l’accent sur des thématiques particulières qui peuvent troubler voire mettre mal à l’aise certains. 

 

Oui sans doute, mais tel ne fut pas mon cas, parce que je crois que j’ai tout de suite intégré la dimension onirique, fantastique et d’une certaine manière ludique…

Je n’ai à aucun moment senti un appel à des notions morbides ou d’appel au viol ou autres déviances diverses et variées car j’ai pu tout le temps mettre de la distance…

Je me suis même pris à rire de passages purement monstrueux parce que, comme dans certains films d’horreur (Shining par exemple) bien fichus, ça fait certes flipper mais la distance ludique est toujours corrélée.

 

Ça m’intéresse beaucoup ce que vous dites car il m’est arrivé de recevoir des réflexions concernant l’influence que pourrait avoir mon livre notamment pour ce qui est d’incitations à des comportements psychopathes…

J’ai beaucoup réfléchi à la nécessité ou non de censurer et finalement j’ai choisi de rester fidèle à moi-même grâce à une maison d’édition qui m’a fait confiance, à savoir Tabou Editions !

J’adore ce sentiment de l’horreur à la drôlerie loufoque de certaines situations. J’ai particulièrement ressenti cela dans le film « The visit » que je vous conseille. 

 

Je ne l’ai pas vu, je vais combler cette lacune !

Je ne vous dirai pas, si l’on veut rentrer plus avant, que j’ai apprécié et accroché de façon égale aux différentes nouvelles.

J’ai adoré « Ces messieurs me disent » par exemple, même si ce n’est pas la plus excitante. Mais je la trouve très bien construite et une chute de folie qui m’a beaucoup amusé car presque jusqu’au bout on se demande où vous voulez en venir. 

 

Je me suis bien amusée à l’écrire en me jouant des mots et en dispersant quelques indices ça-et-là… J’ai voulu mettre sur le papier ma plus incontrôlable et irrationnelle phobie avec ce récit… 

 

« Scène de crime » est absolument effroyable, mais l’effroi n’est révélé que vers la fin et c’est bien cette tenue en haleine qui m’a emporté. Même si on sent venir les choses inexorablement, l’espoir d’un happy end demeure un certain temps.

 

J’aime jouer avec les émotions des lecteurs, de la même manière que j’aime être bousculée par un film, une photo, un livre… Si vous deviez citer trois mots pour caractériser le livre, lesquels choisiriez-vous ?

 

Chaud et froid,

Puissance érotique,

Enfer.

Chère Stella, je passerai volontiers en revue mes ressentis et commentaires nouvelles par nouvelles – car j’ai même pris des notes à une troisième relecture, j’ai pris le rôle que vous m’avez assigné très au sérieux.

 

Nous pourrons peut-être en échanger de vive voix lors de ma venue à Paris le 24/05 pour l’atelier d’écriture « Les écrits polissons » ? (…) »

 

Nous rencontrerons nous, en chair et en os, à l’occasion de l’atelier d’écriture le plus érotique et décalé qu’il soit ? Porterai-je une combinaison moulante ou une robe fendue ? Autour d’un verre de riesling ou d’une coupe de champagne ? Dans la contiguïté de la cave en pierres apparentes du bar Le 153 où les corps se frôlent et se scrutent ? Au son de la voix de notre hôte croustillante Flore Cherry ? De défis littéraires en jeux décomplexés afin de gagner un exemplaire de « Sexe Primé » ? Un suspens intenable ! Fin de l’intrigue mercredi 24 mai à 19h30, au bar Le 153, infos résa : « Les écrits polissons ».

atelier d'écriture érotique : les écrits polissons

 

sexe primé littérature érotique stella tanagra tabou éditionsTitre : Sexe Primé

Éditeur : Tabou Editions

Résumé : Aussi roses que noires, des pulsions (in)humaines s’expriment en dix nouvelles dangereusement excitantes. A chaque page tournée, transgressions sexuelles et désirs interdits se croisent et s’entrechoquent. Sombrez au fil des lignes dans la décadence de fantasmes indicibles. Pulsions morbides, vices obsédants et passages à l’acte déraisonnables, les désirs s’expriment mais à quel prix le sexe prime ? Entre érotisme sans tabou et perversions assumées, Sexe Primé déflore les convenances. Des corps se mélangent et se perdent, d’autres s’adonnent à des étreintes trop soutenues… Des verges s’affolent et des soubresauts de plaisir s’emballent au gré d’honteuses envies, les nôtres pourtant ?

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