Le blog Plume Interdite me met à nu

Ma double vie sans interdit ? 

Derrière Plume interdite, se cache Théo Kosma, auteur de littérature érotique que j’ai connu suite au salon de la littérature érotique. Théo donne à lire sur Plume Interdite, ce mois-ci, une interview de moi en deux parties.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il a déshabillé mes secrets d’un seul coup d’œil ; un véritable profiler de l’érotisme ! Révélations sur ma double vie, analyse de mes transgressions, tout y est… Voici un extrait de l’interview que vous pouvez lire dans son intégralité par le biais de ces deux liens : 1ère partie de l’interview : mes inspirations licencieuses / 2nd partie de l’interview : « Sexe Cité », de la poésie à l’obscène. 

« Je créée des personnages que je trouve séduisants par leurs beautés brutes, leurs failles voire leurs perversions. (…) 

J’aime questionner l’excès en ce qu’il est l’expression d’un mal-être auquel on trouve de mauvaises réponses. Je pense que c’est en descendant au plus profond de soi que l’on se rencontre vraiment, dans la souffrance et l’adversité. (…) 

Je ne me suis posée aucune question en écrivant « Sexe Cité », seule la pulsion brute s’est exprimée au fil des histoires, comme si mon corps la réclamait. (…) 

Je ne contrôle pas mon écriture car j’aime à penser que c’est l’expression la plus sincère et pure que je peux offrir, sans aucun formatage. Rares sont encore les espaces où l’on peut jouir de la liberté, l’écriture et la sexualité sont en ce sens mes meilleurs terrains de jeu ! (…) 

Parler sexe, ce n’est pas seulement chercher à faire bander ou mouiller le/la lecteur(trice) ! J’aime utiliser le thème de la sexualité pour aborder des sujets plus graves tels que le rejet de la différence, la difficulté d’assumer sa sexualité face aux dictâtes, la bestialité des rapports humains ou encore la sexualité sous le prisme de la violence et du crime et la transgression de manière générale. (…) 

Il n’est pas toujours facile de s’imposer quand on a un style hors norme mais quand ça marche, quelle victoire du spécimen sur le mouton ! »

La caresse d’une plume interdite :

Théo nous présente sa démarche au fil de ces quelques questions :

Plume Interdite, un blog pour qui ? pourquoi ?

J’ai plusieurs activités et plusieurs identités d’artiste, et je suis du genre à rester dans mon coin en communiquant très peu. Pour exemple, je fais du street-art et on m’a souvent sincèrement conseillé de me faire davantage connaître, seulement je n’ai pas le « truc » pour ça ! Plume Interdite est donc avant tout un support pour me forcer à sortir de ma « torpeur » et à communiquer.

Outre une modeste vitrine pour me faire connaître de lecteurs, j’y vois également un moyen de faire connaissance avec des auteurs de façon désintéressée, d’où ma rubrique d’entretiens que je compte enrichir mois après mois.

Enfin, Plume Interdite est d’une façon d’être lu directement : j’écris pour être lu, et les nombreux extraits que je diffuse permettent à toute personne intéressée de découvrir mon univers.

Dans tes récits érotiques, le personnage féminin est souvent le narrateur ; être dans la peau d’une femme est un fantasme ?

Non, je suis pleinement satisfait d’être un homme et n’ai jamais eu envie de me glisser dans la peau d’une femme. Paradoxal, n’est-il pas ? Pour tout dire, je ne suis même jamais arrivé à comprendre les désirs des personnes dites transgenres.

En fait, je crois que je vois de l’intérêt à écrire dès lors que cela sort du conventionnel.

Je tiens à écrire des choses que je ne vis pas, et à vivre ce que je vis 🙂 Je fais une séparation claire entre les deux. De fait, que le narrateur soit une narratrice est sans doute pour moi une façon de vivre ce que je ne pourrai jamais vivre.

Comment fais-tu pour incarner tes personnages féminins avec autant de précisions et de détails, je dirais même de secrets de filles ?!

Il est arrivé quelques fois qu’une fille me fasse ce type de remarques, très flatteuses. Je n’en sais rien. Cela va faire sourire, mais j’y verrais bien un lien avec une ou des vies antérieures (cela fait partie de mes convictions).

À vrai dire, je ne sais pas trop ce qui sort de moi, ni comment ni pourquoi. C’est en moi, je suis comme forcé de l’écrire, cela doit sortir.

Le bodypaint, une autre corde à ton arc ; peux-tu nous raconter comment se déroule une séance ?

Pour l’heure, mes bodypaintings ne sont pas érotiques, même si je n’exclus pas de le faire. Je ne fais pas de discrimination parmi les modèles, car ce domaine tourne trop souvent uniquement autour de jolies filles entre 18 et 30 ans, ce que je trouve trop limité. C’est un moment sensuel, mais pas excitant ni sexuel… enfin, en tout cas ça ne l’a pas été jusqu’à présent 🙂 D’ailleurs, dessinant au feutre je prends toujours soin d’avoir à toucher le moins possible la personne, pour ne pas que cela paraisse ambigu. Le modèle doit être patient… et de mon côté, je prépare relativement peu : je me laisse surtout aller à mon intuition.

Quelques mots sur tes projets à venir ?

La suite de En attendant d’être grande, car l’idée est vraiment de faire grandir l’héroïne jusqu’à l’âge adulte, voire jusqu’à la retraite. J’ai toute la matière pour les prochains tomes, mais encore beaucoup à faire (coller les pièces du puzzle les unes aux autres !).

À venir auparavant : Dialogues Interdits, une série de petites histoires érotiques, drôles et légères, qui auront pour particularité de ne comporter que des dialogues, sans la moindre narration.

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