Dossier : Halloween, des origines à l’érotisme

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A l’occasion d’Halloween, mon photographe et moi, vous proposons une virée dans notre enfer erotico-macabre. Nous nous faisons le malin plaisir, tout au long de ce dossier photos, de vous conter l’histoire d’Halloween…


halloween-18Origine de la fête :

Avant de l’amalgamer hâtivement à une américanisation de masse, il faut se rappeler qu’Halloween est une fête d’origine celtique.

Cet évènement païen tire son origine de la fête de Samain célébrée en automne. Les celtes considéraient cette fête comme une sorte de nouvel an, l’été s’achevant pour laisser place à l’automne. La nuit de Samain n’appartient ni à l’an passé ni au nouvel an. Ce moment hors du temps conférait aux hommes la possibilité de s’entretenir avec les morts.

Signification du mot « Halloween » :

Halloween est l’altération de « All Hallows Eve » signifiant « le soir de tous les saints », ce qui revient en d’autres termes à la veille de la Toussaint.

Pour cette raison, Halloween se déroule le 31 octobre. Cette fête est donc étroitement liée à la religion et plus particulièrement à la célébration des morts.
halloween-3Halloween est aussi (plus rarement) appelé la fête de la Sanssaints.

Symbole de la citrouille :

Les fameuses citrouilles détournées en une pléthore de décoration à  l’occasion d’Halloween, proviennent de la légende de Jack-o’-lantern.

Ce personnage fourbe et machiavel passa à plusieurs reprises des pactes avec le diable en usant du chantage afin de négocier des faveurs. A sa mort, son entrée au paradis ainsi qu’en enfer lui a donc été refusée. Il a alors été condamné à errer entre le monde des vivants et celui des morts avec comme uniquement moyen de s’éclairer, un charbon placé dans un navet évidé. A chaque nuit d’Halloween, interstice entre le monde des vivants et des morts, il réapparait. Le navet a progressivement été remplacé par une citrouille par les anglo-saxons.

halloween-7Etat d’esprit d’Halloween :

Célébrer les morts permet d’apprivoiser le trépas, de se souvenir de nos défunts, d’accepter le cycle de la vie, j’en passe et des meilleurs. La vieillesse, la maladie, la folie, la mort sont dédiabolisés au profit de l’humour noir et du cynisme lors de la veillée d’Halloween. Aussi appréciée des enfants que des adultes, La nuit d’Halloween est idéale pour s’exorciser de nos démons les plus hargneux.

Cette célébration nous invite à toucher les limites de nos plus obscures angoisses (phobies et autres peurs : araignées, fantômes, vue du sang…) en se jouant de la faucheuse, à gorge déployée.

Ambiance de la soirée :

Décorations : libérez votre imagination féconde et surtout ne vous censurez pas en matière d’ambiance morbide et de décoration sanguinolente : squelettes fluorescents, toile d’araignée grandissimes, doigts arrachés, têtes de morts en pagaille…

Traditionnellement, des citrouilles ou potirons sont creusés et sculptés en d’affreuses moues dans lesquelles on place une bougie.

Déguisements : les déguisements sont aussi de mise pour effrayer jusqu’à la crise cardiaque tous vos meilleurs ennemis : vampire, diablotin, sorcière,halloween-13 savant fou, momie, bourreau et autres personnages tout droit sortis de vos cauchemars.

Soyez originaux autant que possible parce qu’il n’est pas rare de trouver trois sorcières et deux diablesses à la même soirée !

Inventez son costume est peut-être même plus approprié : le registre des zombies le permet aisément par exemple. Les amateurs de maquillage s’en halloween-4donneront à cœur joie.

Bonbons : quant au jeu le plus retorse des chérubins, il s’agira de frapper à la porte de tous vos voisins lourdingues en s’écriant : « des bonbons ou un sort ? », sans nul doute qu’ils obtiendront gain de cause de gré ou de force. Hormis ce jeu traditionnel, les bonbons sont de rigueur tout au long de cette fête qui offre la possibilité d’expliquer de manière ludique et légère les forces de l’au-delà à vos petits garnements. Vous pouvez aussi être beaucoup plus terre à terre quant à la décomposition post-mortem. A vous de voir à quel point vous voulez les traumatiser somme toute…

Repas : les mets les plus fantaisistes sont aussi conviés à achalander vos tables : insectes grillés pour les plus suicidaires ou tout simplement des plats à la gloire de la mort. Internet regorge de recettes plus loufoques les unes que les autres… Pour ma part, je raffole des doigts de sorcières en pâte d’amande et des veloutés de citrouille. Les boissons ne sont pas en reste tant qu’elles répondent aux codes couleurs (noir, orange, vert, rouge).

Jeux : au fil de jeux pétrifiants, menez vos convives jusqu’à l’aube sans crier garde au loup garou qui est d’ailleurs un jeu de société idéal si vous êtes nombreux. Aussi, je conseille tout particulièrement de revisiter le jeu du time’s up en créant vos propres mots en lien avec l’horreur au sens large : gérontophilie, nécrophobie, épisiotomie… Raconter des histoires abominables ou organiser des expéditions en forêt ne sont pas exclus, entre autres !

 

halloween-17Halloween et univers de l’épouvante :

L’univers de l’horreur en fascine plus d’un. Effectivement, il ne faudrait pas sous-estimer les vertus de l’effroi.

Le sentiment brutal de peur injecte en nous un shoot d’adrénaline qui paradoxalement nous fait sentir en vie.

A la nuit tombée, nombre d’entre nous raffole alors de visionner des films de maisons hantées d’esprits malsains (ex : Amityville), d’asiles où errent des âmes perdues (ex : vol au-dessus d’un nid de coucous), de serial killer monomaniaques (ex : Halloween) et d’autres succubes aux cris stridents. Un saladier de pop-corn, la couette remontée jusqu’aux oreilles et c’est parti pour un voyage en enfer.

Les romans horrifiques sont aussi au rendez-vous, chacun se souviendra de la collection « Chair de poule » tant affectionnée des enfants en mal de sensations terrifiantes. Bien évidemment, le maître de cet art reste et visiblement restera Stephen King et son goût prononcé pour les villes fantômes et les personnages mystiques (Carrie, Cujo, Christine…).

 

Érotisme et horreur :

Érotisme et horreur font rudement bon ménage ; pulsions de mort et pulsions sexuelles étant parfois intimement liées.

halloween-6La culpabilité de ressentir des élans sexuels à la survenue d’un deuil est un exemple flagrant de ces situations antipodales où la vie et la mort se côtoient. De la même manière, on assimile aisément le sexe aux personnages cultes de l’horreur.

Les héroïnes érotiques foisonnent à ne plus savoir qu’en faire : Catwoman, Selene (Underworld), Harley Queen (Suicide Squad)… Il allait donc de notre destinée lubrique, à Omega et moi, de vous proposer une galerie à l’effigie de l’étrangeté humaine dont les désirs les plus sombres nourrissent mon imagination décadente. Elle sera diffusée dans son intégralité + quelques bonus gores, le 31 octobre 2016, suspens…

Si d’ailleurs, vous êtes amateurs d’histoires érotiques et trashs et loufoques, je ne peux m’empêcher de vous conseiller mon recueil de nouvelles érotiques « Sexe Cité ».

Sur ces belles paroles, passez le plus lugubre des halloweens. Je vous souhaite autant de débauches bestiales que d’orgies fantasmagoriques entre goules et croquemitaines hystériques. 

3 commentaires sur “Dossier : Halloween, des origines à l’érotisme

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