Sleeping beauty – de Julie Leigh (2011)

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Quel prix donneriez-vous à votre vie ? 

Malheureusement tout ne se monnaie pas en euros et souvent, ce qui est le plus onéreux est ce que l’on paie de notre peau. Abandonnée à l’autre et surtout à l’inconnu, l’héroïne de Sleeping Beauty vend son âme au diable pour se payer une vie médiocre.

« Le jeu en vaut-il la chandelle ? » est la question entêtante qui m’a poursuivi tout le long de ce film.

Ce drame australien sur la valeur humaine est porté avec sensualité pas une actrice d’une rare féminité, Emily Browning.

Accrochés à ses courbes et à son minois de poupée, nous suivons avec elle, les périples qui la mènent à donner son corps d’une bien étrange manière pour gagner sa vie : Prostitution ? Voyeurisme ? Sadisme ? Nécrophilie ?…

Un sédatif en bouche dans une étrange maison close et le matin, éveillée, elle n’a aucune idée d’à qui et comment son corps a été cédé.

Le concept laisse place aux fantasmes les plus fous jusqu’à donner le vertige à notre héroïne désireuse de percer le secret de ces vieux et riches hommes qui paient pour un peu de promiscuité avec son corps endormi…

Interdit au moins de 16 ans pour ses scènes de nudité aussi bien que pour avoir été taxé d’inciter à la prostitution, ce long métrage pose des questions sur :

  • le sens de la vie,
  • les motivations qui mènent chacun à des choix parfois insensés,
  • la notion de « l’argent facile » pourtant durement gagné…

Au même titre que des films tels que « Clip » et « Jeune et jolie », « Sleeping Beauty » ne laissera pas indifférents les cinéphiles qui s’intéressent à l’objectification de la femme.

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