Chronique « Osez 20 histoires de candaulisme »

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Avec le recueil « Osez 20 histoires de candaulisme », La Musardine s’attaque à une thématique dont on entend de plus en plus parler mais qui est encore mal connue voire mal comprise. Tout l’enjeux de ce recueil était donc de voir s’il illustre véritablement ce qu’est le candaulisme, la fausse route étant vite arrivée… Et une chose est certaine, la première de couverture du livre est très prometteuse, ça commence bien !

Il serait de rigueur de débuter cette chronique par redéfinir ce qu’est le candaulisme. Celui-ci recouvrant une multiplicité de manières de le mettre en pratique, je ne m’attarderais que sur ce qui fait dénominateur commun chez les candaulistes et non leur façon personnelle de le vivre.

C’est l’intense amour envers le conjoint qui est le moteur de tous les candaulistes. Ceux-ci mettent sur un piédestal, leur conjoint ; prenant donc leur plaisir à voir leur moitié, en prendre avec d’autres partenaires. Le/la voir jouir avec d’autres est sans doute le summum de l’excitation du candauliste. A travers cette pratique, une quête de reconnaissance, de compréhension et de complicité ultime se jouent dans le couple dont la passion tend à la fusion.

Esprit du recueil :

A mon sens, ce recueil est à 60% fidèle au candaulisme, à 30% un peu à côté du thème et à 10% hors sujet.

Certains auteurs ont vraiment réussi à bien cerner et décrire l’état d’esprit candauliste en nous présentant des personnages incarnés et en appuyant sur l’aspect psychologique des relations de couple. L’amour et le désir complexe et parfois ambivalent voire torturé du candaulisme sont au rendez-vous.

De bons auteurs donnent à lire des textes très plaisants mais qui passent un peu à côté du sujet. On sent là que les auteurs parlent d’un penchant qui n’est pas le leur.

De rares textes portent un grand préjudice au candaulisme en dépeignant une image négative, jugeante et insultante des candaulistes. Le candaulisme est totalement incompris et l’image de la femme est salie ; des récits qui donne envie de fermer le livre.

Coups de cœurs :

« Avant » de Noann – une vision amoureuse très réaliste et émouvante du candaulisme.

« Confidences et conséquences » de Vincent Rieussec – un texte illustrant parfaitement le mécanisme psychique du candauliste. Il aurait été parfait en texte introductif.

« Résurection » d’Iris Dorne – le plus simple et efficace, bien dans le thème.

« Le compromis » de John Faredes – explique bien certaines craintes des couples voulant se défaire de l’emprise judéo-chrétienne qui les empêche de vivre leur sexualité comme ils l’entendent.

« Le jeune homme du bar » de Dionys Florès – cliché classique mais réel du candaulisme. Scènes de cul simples et efficaces.

« Les larmes de Candaule » de Perle Vallens – conclut très bien le recueil.

Œil critique :

Le candaulisme reste un état d’esprit mal connu ; de fait de nombreux récits sont hors sujet donnant une image faussée du candaulisme pour qui aimerait le découvrir.

En bref :

Un recueil inégal tant la thématique est pointue et donc difficile à illustrer fidèlement par les auteurs. Je le recommande néanmoins tant les lectures sur le candaulisme se font rares d’une part et d’autre part parce que les textes cités ci-dessus méritent vraiment d’être lus si vous souhaitez mieux appréhender le candaulisme.

Pour se procurer le livre, c’est ici : « Osez 20 histoires de candaulisme »

3 commentaires sur “Chronique « Osez 20 histoires de candaulisme »

  1. Merci d’éclairer ma lanterne, Stella.
    Je savais que cette pratique existait.
    D’aimer tant son conjoint(e) jusqu’à apprécier
    avec une certaine excitation, je pense, de le (la)
    voir prendre son pied avec d’autres partenaires.
    Un petit peu de voyeurisme aussi peut-être,
    mais sans jalousie.
    Par contre j’ignorais que ça s’appelait  » Le candaulisme »

    1. De rien Gemssa ! Et oui, tout semble porter un nom et se classifier notamment en matière de sexualité. Pour le coup, il s’agit du candaulisme en référence au Roi Candaule qui avait pour habitude d’offrir sa femme tant il l’aimait et la trouvait sublime :-).

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